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Top articles

  • collection

    30 août 2010

    Dans un collège catholique de province, au cours des années 70, un adolescent rebelle et un prêtre trop séduisant s'attirent et s'opposent dans un huis-clos dont l'enjeu ultime ets la liberté. Un texte fort et dense qui évoque, par endroits, l'univers...

  • "Blanc tonnerre ", de Jacques Launay

    20 août 2010

    Jacques Launay est né en 1950. Originaire de Lyon, il a été berger, psychanalyste, chanteur. On l'aurait vu, avant l'entrée des chars russes en 1979, traverser l'Afghanistan du nord au sud avec un troupeau de chèvres. Dans le milieu des années 80, il...

  • Le doublé romanesque des éditions Aloès

    20 août 2010

    Entre Muriel et Yves Carchon le divorce - littéraire - serait-il consommé? Sûrement pas, même si, en cette fin d'année 2015, ils signent chacun leur roman aux éditions Aloès, historique pour Muriel, policier pour Yves. Voici une invitation à les découvrir...

  • Conférence :la fabrique de la féminité

    24 août 2010

    Mardi 12 juin 2012 à 20 heures : «La fabrique de la féminité» Que signifie, au juste, la notion de féminité ? Une sorte d’essence éternelle de la femme ? Une façon d’être résultant de multiples déterminations biologiques et sociales ? Dans ce cas, quelle...

  • Conférence sur la honte

    16 août 2010

    Mardi 4 juin 2013 à 20 heures : « La honte : de l’émotion à la création » Nous avons tous fait, un jour, l’expérience de la honte. Mais quelles sont les voies qu’elle prend pour rappeler à ses « victimes » qu’on ne transgresse pas toujours facilement...

  • "Relire "1984" de George Orwell", conférence mardi 22 avril 2014 à l'Espace Christiane Peugeot

    08 août 2010

    Mardi 22 avril 2014 à 20 heures : « Relire 1984 , de George ORWELL » Romancier, journaliste et essayiste, George Orwell (1903-1950) reste avant tout l’auteur de 1984 , l’un des livres majeurs du XXème siècle. Rédigé entre 1948 et 1950, cet ultime ouvrage...

  • Murielle Compère-Demarcy: Poème pour Charlie

    29 août 2010

    Je suis la foule unanime et libre exprimée dans le cadre noir le sang versé du poème-étendard Nous sommes Charlie J'ai rempli mon cœur par le sang versé du poème / du poème sans peur déplié par tous déployé par tout / pas plié pour la peine Dé-poème multiplié...

  • Vient de paraitre: "Une autre route", par Didier Chiarabini

    03 août 2010

    57 sur 14 189 Extrait du Web Gamekult.com : Dernieres news de jeux vidéo - Point GK : Binding of Isaac avec des flingues - Il y a 2 heures Parution du livre de Didier Chiarabini à la Société des Ecrivains (à transférer) Communiqué "Petit à petit, le loisir...

  • Vient de paraitre: la Question surréaliste, par Henri-Michel Polvan

    29 juillet 2010 ( #articles )

    Une évocation engagée et douce-amère de ce que fut le Surréalisme,mouvement artistique parmi les plus importants du XXeme siècle. Par l'un de ses derniers représentants. J L

  • Avis de parution: "Une journée au Berghof, et autres saynètes", de Jacques Lucchesi (éditions Muse)

    26 juillet 2010

    Dix textes d'une férocité jubilatoire écrits spécialement pour la scène. Le recueil est à commander sur le site des éditions Muse.

  • Avis de parution: Détail d'intérieur, de Basile Rouchin (éditions Interventions à Haute Voix)

    23 juillet 2010

    Un premier recueil qui scrute le monde d'aujourd'hui avec les formes de la poésie populaire (J L)

  • Vient de paraitre: "Je Tu mon Alter-Egoïste", de Murielle Compère-Demarcy

    18 août 2010

    Rien ne semble plus entraver la carrière poétique de Murielle Compère-Demarcy qui publie, en ce début d'année 2016, un nouveau recueil de poèmes aux éditions L'Harmattan. Toujours illustré par Didier Mélique, il est préfacé, cette fois, par Alain Marc....

  • Un auteur pour publier d'autres auteurs

    29 août 2010

    Littéralement, le port d'attache est la localisation et le point d'ancrage d'un navire. Il y revient toujours, surtout après avoir navigué sur toutes les mers du monde. Vivant dans une vieille cité portuaire mais soucieux d'un dialogue permanent avec...

  • A l'adresse des artistes

    29 août 2010

    Souvent un article, sensible et équilibré, s’avère le meilleur vecteur pour inviter à la découverte d’une œuvre picturale ou sculpturale. La photographie peut certes donner une vision globale d’un tableau, mais seuls les mots du critique pourront en extraire...

  • Séminaire de poésie

    28 août 2010

    Une journée entièrement consacrée à la poésie dans ses multiples aspects: - séances de relaxation et d'écriture spontanée - lecture des textes bruts, échanges, critiques, sélections - discussion autour d'un poète ou d'un point d'histoire de la poésie...

  • Tout près du paradis

    27 août 2010

    Avec Aux alentours du paradis, recueil de douze nouvelles paru chez Edilivre, Jacques Lucchesi nous livre en filigrane un florilège de petites morts, qu’elles soient tragiques ou foncièrement comiques. On entre à petits pas dans ce recueil, sans bruit...

  • A propos d’"Une visite chez Jean Malrieu", d’Henri-Michel Polvan

    23 août 2010

    La visite au grand écrivain – ici au grand poète qu’est Jean Malrieu - est un genre aujourd’hui oublié. A croire qu’il n’y a plus ni grand poète ni visiteur en quête de quintessence poétique... Avec Henri-Michel Polvan dans Une visite chez Jean Malrieu,...

  • Franz Kafka, arpenteur virtuose

    21 août 2010

    Il y a longtemps que je voulais rendre visite à l’ami Franz Kafka. J’ai passé tant de nuits à le lire qu’il valait bien un bonjour amical. C’est fait. J’ai vu à l’ombre du grand château de Prague, la ruelle d’or où il logea durant trois ans. J’ai préféré...

  • Alceste à bicyclette, de Philippe Le Guay

    18 août 2010

    Il est des films qui ne paient pas de mine et qui pourtant sont de bons films. Alceste à bicyclette est de ceux-ci, soutenu par deux comédiens d’exception : Fabrice Luchini, bougon et inspiré, et un Lambert Wilson au meilleur de sa forme. Le premier,...

  • Pénélope andalouse, de Jésus Manuel Vargas

    17 août 2010

    Ah, de petits miracles arrivent quelquefois ! De ces épiphanies qui rendent la vie légère et disons supportable. Un livre peut faire l’affaire. C’est rare, mais ça arrive. La preuve : lisez Pénélope andalouse. Belle et racée tenue s’émane de ce bouquin....

  • « En perte impure », de Thibault Marthouret (éditions le Citron-Gare)

    14 août 2010

    Aujourd’hui comme hier, la publication en revues reste le passage obligé pour la plupart des poètes, qu’ils soient débutants ou chevronnés, à la recherche d’une tribune pour une œuvre en devenir. Ce parcours est, semble-t’il, celui aussi de Thibault Marthouret,...

  • De la notoriété

    13 août 2010

    Je suis toujours frappé de voir combien de comédiens, de musiciens, de sportifs, d’écrivains ayant atteint une certaine notoriété sont ignorés par ceux pour qui la comédie, la musique, le sport ou la littérature ont si peu d’importance. Un nom connu dans...

  • Conseils à un jeune écrivain

    12 août 2010

    L’été en pente douce donne au vieux scribe que je suis l’envie de m’adonner à l’art de distiller quelques conseils aux écrivains en herbe. Je ne sais si cet exercice doit être qualifié de cuistre ou simplement d’utile. Ce que je sais, c’est que lorsqu’on...

  • Dominique Sorrente : « C’est bien ici la terre »

    10 août 2010

    Que les poètes, en ce début du XXIeme siècle, décrassent leur fibre lyrique et retrouvent le sens de l’universel, voilà un signe plutôt encourageant pour la poésie et ses lecteurs. Foin des exercices de pure virtuosité verbale ! Il n’y a pas de « révélation...

  • « Missives du vent », d’Henri-Michel Polvan

    09 août 2010

    On croit savoir où se situe le Ponant. Mais le Polvan ? Non, ce n’est pas un pôle (ou alors le pôle Sud), ni même un vent (le mistral pourrait faire l’affaire). Non, le Polvan est une langue haute, noble, splendide, émaillé de camées et d’émaux comme...

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Présentation

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  • : ce blog est destiné à présenter les ouvrages, les projets et les débats d'idées liés aux éditions associatives du Port d'Attache
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Texte Libre

                       Dans la peau de L’homme qui rit

 

 

 Une scène obscure, sans séparation d’avec les gradins. Pas de décor, si l’on excepte un micro, deux enceintes et une console musicale. Au théâtre Off, on préfère privilégier le texte plutôt que les costumes et autres accessoires. Le texte, en l’occurrence, c’est celui de Victor Hugo : « L’homme qui rit », roman noir à visée sociale de près de 1000 pages. Pour les besoins de la scène, il a été ramené à une quarantaine de feuillets par Frédéric Ortiz, patron du Théâtre Off. Chapeau à l’adaptateur ! L’autre protagoniste de cette aventure, celui  qui porte par sa voix la trame narrative ainsi que tous les personnages du roman, c’est Lionel Mazari, diseur, comédien, poète avant tout. Une qualité nécessaire pour faire vivre ce texte du dedans, pour restituer oralement la rythmique de la phrase hugolienne. Sa voix, chaude, profonde, martelante, incantatoire, nous introduit d’emblée dans cette sombre histoire d’enlèvement et de mutilation d’enfants dans l’Angleterre pré-industrielle. C’est alors que, progressivement, des images commencent à danser devant nos yeux. Comme dans un film, nous assistons à l’enlèvement et à l’atroce blessure faciale du jeune  Gwynplaine, le naufrage du navire qui devait l’emporter, lui et la petite aveugle Déa, en terre étrangère. Nous sentons physiquement la présence du mendiant Ursus et de son loup Homo quand il les recueille sur la plage. Nous pénétrons dans la bonne société avec Lord Clancharlie et l’excentrique duchesse Josiane. Et nous vibrons aux accents révolutionnaires  de son discours devant ses pairs quand, reconnu comme le vrai héritier de Lord Clancharlie, Gwynplaine conteste les privilèges exorbitants de sa nouvelle classe sociale avant de disparaître à jamais. La magie du verbe a opéré. Encore fallait-il un interprète aussi doué, aussi subtilement polyphonique que Lionel Mazari pour entretenir le charme durant une heure trente. Voilà une proposition théâtrale d’une beauté rare par les temps présents à Marseille. Avant les médiathèques et les instituts culturels où elle est appelée à tourner, elle est offerte au public marseillais jusqu’au 20 avril, à raison de deux soirées par semaine. Il serait vraiment dommage – du moins pour tous ceux qui sont sensibles à  la poésie  – de manquer une telle performance.

 

Les jeudis et vendredis, à 20H30. 14, quai de Rive-neuve, 13007 Marseille. Réservations au 04 91 31 13 33

 

                                                 Jacques LUCCHESI             

Texte Libre

pour commander

jlucchesi13@gmail.com

chaque ouvrage commandé inclut 2 euros supplémentaires de frais postaux.

Pages

Texte Libre

JACQUES LUCCHESI, AUX ALENTOURS DU PARADIS et autres nouvelles.

 

      Jacques Lucchesi est l’auteur d’une trentaine d’opus ─ poésie, nouvelles, essais ─ que, omission ou modestie, il ne récapitule pas. La première de ces douze nouvelles, celle que pour ma part je préfère, évoque un village provençal qui non seulement connaît la douceur de vivre mais semble avoir écarté la mort. Par touches subtiles et glissements successifs, sans guère de réalisme, le nouvelliste nous transporte « aux alentours du paradis », ce qui atteint en moi et certainement aussi chez beaucoup de lecteurs une corde sensible non moins que secrète, la nostalgie d’un paradis perdu. Quoi qu’il en soit, le charme opère et il réussit à nous faire entrer dans son rêve.

       Plusieurs nouvelles relèvent d’un tout autre registre. Ainsi, « Celui qui te précédait », se passe en 2032 : un vieil homme s’offre un voyage dans le temps qui lui permet de dialoguer réellement avec l’adolescent qu’il était. Celui-ci s’interroge sur l’homme qu’il sera, occasion d’une réflexion ontologique sur l’avenir. Si l’aspect technico-scientifique de la S.F était développé, je me serais personnellement ennuyé ; ce n’est heureusement pas le cas. Le recueil aborde souvent aussi la satire sociale, je me demande même si elle n’est pas omniprésente. « Télé-réalité » présente une émission de télévision révolutionnaire puisque le vainqueur de la tombola recevra comme lot une nuit d’amour avec l’animatrice ! Humour, noir cette fois, avec un supermarché funéraire et multiconfessionnel qui connaît le plus grand succès ; hélas, il doit bientôt fermer en raison du… décès du patron. (« Saison de soldes ») L’air de rien, l’auteur sait manier le stylet et le pistolet !On ne s’ennuie pas un instant à la lecture de ce recueil inventif, varié et bourré d’humour.

 

Editions édilivre, collection Tremplin. 2011. 12, 5 euros.

 

 

                                                                       Jean BENSIMON

Texte Libre (2)

 

                  Maudit Blues, d’Yves Carchon

 

 

 Entre le roman noir et le cinéma, des passerelles ont été bien vite jetées. Hollywood, on le sait, a fait une grande consommation de ces oeuvres destinées à un large public et dont les auteurs étaient souvent ses propres scénaristes – tel Raymond Chandler. Qu’un écrivain contemporain fasse entrer les mythologies cinématographiques dans un canevas romanesque, quoi de plus compréhensible ? C’est ce qu’a fait Yves Carchon avec « Maudit Blues », premier opus d’une trilogie emmenée par l’inénarrable « privé » Fragoni. Dans ce roman qui marie habilement terroir et terreur, les clins d’œil au 7eme art abondent, à commencer par le personnage principal de Deborah Worse, condensé de toutes les femmes fatales – et ménopausées – du grand écran. Quoiqu’ayant depuis longtemps désertée les plateaux de tournage, elle n’en continue pas mois à susciter bien des passions. La moindre ne sera pas celle du jeune Paul qui décide de l’enlever et de la séquestrer dans sa résidence de Saissac, au cœur de la Montagne Noire. Va alors s’ensuivre un interrogatoire particulièrement cruel où la star déchue va livrer à son tortionnaire des pans entiers de sa biographie - pour notre plus grand plaisir de lecteurs. Jusqu à ce que les masques finissent par tomber, comme dans toute bonne tragédie. Ce ne serait pas servir ce roman particulièrement haletant que d’en dévoiler ici tous les arcanes. Mieux vaut insister sur le bonheur de lecture que sa prose sensuelle et racée procurera à tous ceux qui l’ouvriront, sans doute pour ne plus le lâcher qu’à la dernière ligne. Avec « Maudit Blues », Yves Carchon nous prouve sans l’ombre d’un doute tout ce qu’un auteur inspiré peut faire avec un genre réputé mineur – mais nous savons bien que c’est faux – comme le polar. Est-ce que le cinéma, à son tour, s’intéressera à ce roman qui lui ressemble tant ? On ne peut que le souhaiter.

Les Presses Littéraires, 13 euros.

 

                                            Jacques LUCCHESI    

Texte Libre

Henri-Michel Polvan : « Epaves », augmenté de « Marseille comme si vous n'y étiez pas », La petite édition

 

 

 La liste des ouvrages dont Marseille est le sujet dépasserait sans doute les limites d’un volume ordinaire. Il y a dans cette ville un je-ne-sais-quoi producteur de paroles. Et les écrivains de son terroir en ont, les premiers, usé et abusé. Dans ces conditions, « Epaves », l’ouvrage que publie aujourd’hui Henri-Michel Polvan , chez La petite édition, aurait toutes les chances de se fondre dans l’énorme masse de ceux qui l’on précédé si l’on ne disait, d’entrée de jeu, qu’il est l’œuvre d’un véritable poète. Un poète pour qui l’usage de la prose a depuis longtemps supplanté le vers, mais sans en perdre, pour autant, la saveur et l’inventivité verbale. Dans ces pages, justement, se libèrent les forces de l’imaginaire, dans la mouvance des surréalistes, ses aînés admirés. Sous ce titre on ne peut plus baudelairien, Polvan réinvente le portrait littéraire – genre faussement suranné – qu’il applique, non pas aux célébrités de ce monde, mais aux drôles et aux humbles qui ont peuplé sa jeunesse, génies du quotidien que chacun de nous a pu, un jour, croiser dans cette cité. Et comme Pierre Michon dans ses « Vies minuscules », il leur offre une seconde existence, plus pure, dégagée des contingences historiques, poétique en un mot. Sous sa plume, nous entendons le franglais de l’oncle Chanouaï, le timbre aigrelet de Léontine, la folle du quartier, quand elle houspillait les passants ou encore la voix puissante de Métier, le ténor haltérophile, devant un parterre d’immigrés italiens. D’autres fois ce sont des lieux qui suscitent son empathie : Saint-Joseph, les Chutes-Lavie, la Belle de Mai, le Lacydon. Nous le suivons, émerveillés, dans ses pérégrinations nostalgiques ; et quand il nous susurre – comme dans « Eléments d’un mythe » - que toute cette sociabilité joyeuse n’a jamais existée, nous avons du mal à le croire ; pour peu, nous lui en voudrions d’avoir balayé nos illusions. Quant à « Marseille comme s’y vous n’y étiez pas » (sous-titré « petit semainier phocéen »), il se divise en sept chapitres, chacun étant associé à un jour de la semaine. Ce qui est surtout le pré-texte pour saper les conventions et les clichés par le langage lui-même. Il faut saluer, pour finir, l’excellent travail de mise en page et d’illustration réalisé par Marcel Baril. De la petite édition sans doute,  mais de la bonne édition quand même.

 

« Epaves », augmenté de « Marseille comme si vous n’y étiez pas », 213 pages, 10 euros

 

 

                                         Jacques LUCCHESI